{"id":233754,"date":"2016-01-11T13:29:55","date_gmt":"2016-01-11T13:29:55","guid":{"rendered":"https:\/\/staging.casanostra-biel.ch\/?p=233754"},"modified":"2025-12-02T13:50:53","modified_gmt":"2025-12-02T13:50:53","slug":"portrait-dune-cliente-senior-dans-un-lotissement-mixte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/staging.casanostra-biel.ch\/fr\/portrait-dune-cliente-senior-dans-un-lotissement-mixte\/","title":{"rendered":"Nonag\u00e9naire dans le lotissement \u00e0 population mixte"},"content":{"rendered":"<p><strong><em>La belle-fille et le fils sont tr\u00e8s reconnaissants que Madame S., \u00e2g\u00e9e, ait pu rester vivre dans l'immeuble Casanostra de la Wasenstrasse malgr\u00e9 les travaux de r\u00e9novation.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La femme en question est absente. Madame S., 93 ans, la locataire la plus \u00e2g\u00e9e de Casanostra, ne peut pas se pr\u00e9senter au rendez-vous fix\u00e9. Elle est hospitalis\u00e9e depuis cinq jours. Elle souffrait depuis longtemps d'incontinence et depuis quelques semaines, elle devait uriner de plus en plus souvent, derni\u00e8rement presque toutes les demi-heures. Soup\u00e7on de cystite. Jusqu'\u00e0 ce que sa belle-fille parvienne enfin \u00e0 convaincre Madame S. de consulter un m\u00e9decin, pour la premi\u00e8re fois depuis au moins 60 ans. L'examen m\u00e9dical a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que Mme S. n'avait pas seulement une cystite, mais aussi d'autres probl\u00e8mes dans le bas-ventre. Le m\u00e9decin a envoy\u00e9 Mme S. \u00e0 l'h\u00f4pital r\u00e9gional. L\u00e0, il s'est av\u00e9r\u00e9 qu'une op\u00e9ration serait probablement in\u00e9vitable. A la place de Madame S., ce sont son fils et sa belle-fille qui se sont pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 l'entretien, le couple S. de Bienne. Monsieur S. travaille comme ing\u00e9nieur, Madame S. soigne et s'occupe intensivement de sa belle-m\u00e8re depuis que celle-ci a de plus en plus besoin d'aide. M\u00eame si Mme S., \u00e2g\u00e9e, \u00e9tait pr\u00e9sente, il n'est pas certain qu'elle puisse r\u00e9pondre \u00e0 des questions concr\u00e8tes. \"Depuis quelques semaines, elle est comme d\u00e9boussol\u00e9e\", dit sa belle-fille en montrant sur l'\u00e9cran de son smartphone une photo portrait de sa belle-m\u00e8re : \"Pour que vous voyiez de qui nous parlons\".<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L'affaire de la plaque de cuisson<\/h2>\n\n\n\n<p><br>La photo montre une femme aux traits fins dans une chambre d'h\u00f4pital, qui semble satisfaite du monde qui l'entoure. L'inqui\u00e9tude qui l'a agit\u00e9e ces derni\u00e8res semaines dans son propre appartement ne se lit plus sur son visage lorsqu'elle est prise en charge par le personnel m\u00e9dical. Depuis quelques mois, il est clair que Madame S. souffre de d\u00e9mence s\u00e9nile. Parfois, elle ne trouvait plus la salle de bains, parfois elle oubliait de mettre du caf\u00e9 \u00e0 chauffer. Et donc d'\u00e9teindre la plaque de cuisson. Ses filles et sa belle-fille ont d\u00fb se r\u00e9soudre \u00e0 s'occuper de Mme S. presque 24 heures sur 24. D'autre part, les risques auraient \u00e9t\u00e9 trop importants. Un lit d'urgence se trouve dans le salon de l'appartement, pour d'\u00e9ventuelles gardes de nuit. L'appartement fait partie de l'immeuble de la Wasenstrasse, que Casanostra a achet\u00e9 en 2013 et r\u00e9nov\u00e9 au cours des ann\u00e9es suivantes. En tant que gestionnaire social d'immeubles, l'association s'est efforc\u00e9e de trouver une solution ad\u00e9quate pour tous les locataires. \"Dans le cas de Mme S., qui est \u00e2g\u00e9e, cela signifie qu'on ne transplante pas un vieil arbre, surtout contre sa volont\u00e9\", explique Heidi Schneider, la responsable du secteur travail social de Casanostra, pr\u00e9sente \u00e0 la r\u00e9union. Schneider vient de suivre une formation continue en g\u00e9riatrie. \"En raison de l'\u00e9volution d\u00e9mographique, il y aura \u00e0 l'avenir de plus en plus de personnes \u00e2g\u00e9es ayant besoin d'aide et qui seront en outre touch\u00e9es par la pauvret\u00e9. Nous nous y pr\u00e9parons en d\u00e9veloppant \u00e9galement des connaissances sp\u00e9cialis\u00e9es dans le domaine de la vieillesse, afin de pouvoir accompagner les personnes \u00e2g\u00e9es de mani\u00e8re appropri\u00e9e\". Le couple S. est tr\u00e8s reconnaissant \u00e0 Casanostra de permettre \u00e0 sa femme \u00e2g\u00e9e de rester dans l'immeuble. \"Il serait normal qu'apr\u00e8s une r\u00e9novation co\u00fbteuse, il y ait un changement de locataire\", dit Monsieur S. \"C'est pourquoi nous \u00e9tions tr\u00e8s inquiets lorsque nous avons entendu parler de la vente\". Lui-m\u00eame a grandi dans la maison voisine, avec ses trois s\u0153urs et ses parents. Il se souvient encore comment la maison n'avait ni chauffage central ni machine \u00e0 laver, comment son p\u00e8re mettait la chaudi\u00e8re sur le feu dans la buanderie de la cour \u00e0 3 heures du matin pour que sa m\u00e8re puisse commencer sa journ\u00e9e de lessive \u00e0 5 heures. \"Pendant des d\u00e9cennies, jusqu'\u00e0 la vente \u00e0 Casanostra, la ville n'a pas investi beaucoup d'argent dans l'entretien\". Le p\u00e8re est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 depuis longtemps ; comme la m\u00e8re, il a habit\u00e9 presque toute sa vie au \"Wasen\", comme on appelle le groupe de maisons dans le quartier. Monsieur S. sort un contrat de location datant de 1958, conclu entre le p\u00e8re S., chauffeur, Bienne, et le service immobilier de la ville. Loyer de l'appartement de trois pi\u00e8ces \u00e0 l'\u00e9poque : 1236 francs. Par an ! Monsieur S. raconte son enfance heureuse dans cet immeuble anim\u00e9 aux loyers mod\u00e9r\u00e9s : \"Il y avait presque toujours 10 \u00e0 15 enfants qui jouaient dans la cour, alors interdite aux voitures. La cit\u00e9 \u00e9tait bien m\u00e9lang\u00e9e. Un policier charg\u00e9 de veiller \u00e0 ce que tout se passe bien habitait dans le quartier. Il y avait aussi des familles comme la n\u00f4tre, dont des horlogers r\u00e9put\u00e9s, mais aussi des hommes ayant un probl\u00e8me d'alcool. Nous, les enfants, on riait aux \u00e9clats quand un ivrogne rentrait \u00e0 la maison le week-end et perdait l'\u00e9quilibre en essayant de taper dans un ballon de foot\". Aujourd'hui encore, la cour int\u00e9rieure est devenue sans voiture. Et assurer aujourd'hui encore une mixit\u00e9 sociale dans l'immeuble est un objectif important de Casanostra. Dans la Wasenstrasse, les conditions sont particuli\u00e8rement favorables. \"Le quartier lui-m\u00eame est bien m\u00e9lang\u00e9 et les plans des appartements permettent de proposer \u00e9galement des logements locatifs aux clients avec enfants\", explique l'assistante sociale Schneider. \"Avoir des appartements plus grands \u00e0 proposer est une pr\u00e9occupation de notre association, car les familles monoparentales sont particuli\u00e8rement nombreuses \u00e0 \u00eatre pauvres.\" Nous sommes fin janvier 2016, les travaux d'assainissement de la Wasenstrasse sont encore en cours. Dans la cour, les camions des entreprises de construction locales stationnent \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d'une d\u00e9charge de chantier. Deux tiers des appartements de Casanostra ont \u00e9t\u00e9 lou\u00e9s jusqu'\u00e0 pr\u00e9sent. L'assistante sociale Schneider commente l'\u00e9tat actuel des locataires : \"Il y a un Suisse avec son fils de 16 ans, le deuxi\u00e8me plus jeune de quatre enfants. L'homme vit s\u00e9par\u00e9 de sa femme et de ses autres enfants, touche l'aide sociale, a des genoux cass\u00e9s qui le font souffrir. Puis Monsieur B. et sa femme. Il vient du Portugal, travaille chez un \u00e9lectricien, dispose d'un permis de s\u00e9jour B, sa femme portugaise vit d\u00e9sormais aussi en Suisse, dans le cadre du regroupement familial. La famille vit en grande partie de mani\u00e8re ind\u00e9pendante et n'aurait pas trouv\u00e9 de logement sans Casanostra. Dans le m\u00eame immeuble vit une Suissesse, qui est \u00e0 l'origine une enfant adopt\u00e9e d'Asie. Apr\u00e8s le d\u00e9part de ses enfants, le loyer de son ancien appartement \u00e9tait sup\u00e9rieur aux normes de l'aide sociale. C'est ainsi qu'elle est arriv\u00e9e chez Casanostra. Elle a des probl\u00e8mes de sant\u00e9 et a besoin d'un accompagnement hebdomadaire au logement. Monsieur D. habitait d\u00e9j\u00e0 dans le lotissement, nous l'avons repris comme locataire de l'administration municipale des immeubles. Il est b\u00e9n\u00e9ficiaire d'une rente partielle de l'AI, peut fonctionner en grande partie seul, mais a besoin de s\u00e9curit\u00e9 dans son logement. Un autre locataire habitait d\u00e9j\u00e0 dans le lotissement. Il se qualifiait de sp\u00e9cialiste en informatique. Mais il n'a pas pay\u00e9 son loyer \u00e0 Casanostra et nous avons r\u00e9sili\u00e9 son bail. Il a perdu un autre appartement qu'il avait pu louer, \u00e9galement en raison de loyers impay\u00e9s. Entre-temps, il habite \u00e0 nouveau chez nous et il s'est av\u00e9r\u00e9 qu'il n'a pas de formation professionnelle et qu'il vit de l'aide sociale. Depuis peu, il est mari\u00e9 \u00e0 une femme originaire du Br\u00e9sil qui est enceinte, qui am\u00e8ne avec elle un enfant d'une relation pr\u00e9c\u00e9dente et qui veut emm\u00e9nager dans son appartement. Un autre locataire, suisse, a des probl\u00e8mes de d\u00e9pendance et suit un programme de substitution. Une autre locataire, \u00e9galement suisse, a travers\u00e9 une crise existentielle apr\u00e8s s'\u00eatre s\u00e9par\u00e9e de son partenaire de longue date. Elle vient en fait d'une bonne famille de la classe moyenne. Livr\u00e9e \u00e0 elle-m\u00eame, elle tente de r\u00e9organiser sa vie. Comme elle ne pouvait pas justifier d'un revenu, elle n'a pas trouv\u00e9 de logement. Entre-temps, elle a trouv\u00e9 un emploi \u00e0 temps partiel. Elle a deux filles en \u00e2ge scolaire qui vivent parfois chez elle. Enfin, Monsieur D. vivait jusqu'\u00e0 pr\u00e9sent dans l'un de nos appartements lou\u00e9s dans le quartier de Madretsch, dans un immeuble plut\u00f4t d\u00e9labr\u00e9 de l'offre de logements \u00e0 bas seuil. En raison de son parcours r\u00e9sidentiel, qui pr\u00e9sente de grandes lacunes, il ne lui \u00e9tait pas possible de trouver un logement par lui-m\u00eame. Mais son appartement de Casanostra \u00e9tait toujours dans un \u00e9tat impeccable. En raison du voisinage difficile dans l'immeuble, il ne s'est jamais vraiment senti \u00e0 l'aise. L'environnement un peu plus soign\u00e9 de la Wasenstrasse correspond mieux \u00e0 son temp\u00e9rament. Par son comportement, il contribue aussi largement \u00e0 la stabilit\u00e9 de l'immeuble\". Les deux derniers exemples de locataires montrent justement o\u00f9 se situent les limites du concept de mixit\u00e9 \u00e0 la Wasenstrasse. Les appartements sont en si bon \u00e9tat qu'ils peuvent accueillir une ancienne femme de la classe moyenne et ses filles. D'un autre c\u00f4t\u00e9, des locataires \u00e0 probl\u00e8mes, comme ceux que Casanostra h\u00e9berge dans des logements locatifs non r\u00e9nov\u00e9s, ne seraient pas satisfaits de l'habitat soign\u00e9 et du voisinage de la Wasenstrasse. Car celui-ci exige des \u00e9gards. \"Lorsque nous avons appris qu'une association d'aide au logement avait achet\u00e9 l'immeuble, nous nous sommes inqui\u00e9t\u00e9s au d\u00e9but\", raconte Monsieur S. \"Nous nous demandions qui allait venir habiter l\u00e0, en tant que voisins de notre m\u00e8re \u00e2g\u00e9e\". Sa femme ajoute : \"Pour nous informer, nous avons lu des articles de presse publi\u00e9s sur Casanostra et nous avons remarqu\u00e9 qu'il s'agissait d'une institution tr\u00e8s s\u00e9rieuse. Le contact personnel avec Mme Schneider a dissip\u00e9 nos derniers doutes\".<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le voisin d'Afrique du Nord<\/h2>\n\n\n\n<p><br>Madame S., qui a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 de la Wasenstrasse 44 \u00e0 la Wasenstrasse 46, d'un appartement de trois pi\u00e8ces \u00e0 un appartement de deux pi\u00e8ces, s'est bien adapt\u00e9e \u00e0 son nouveau logement, raconte le couple S. Elle n'a eu aucun probl\u00e8me avec le nouveau voisinage. Le jeune homme originaire d'Afrique du Nord, qui habite juste en dessous, lui a m\u00eame apport\u00e9 un grand soutien par ses attentions. L'emploi du pass\u00e9 dans cette d\u00e9claration le montre : Actuellement, il est tr\u00e8s incertain que Madame S. revienne ou non \u00e0 la Wasenstrasse. Et si elle pourra encore contribuer \u00e0 l'avenir \u00e0 la mixit\u00e9 des \u00e2ges dans l'immeuble. Son premier s\u00e9jour \u00e0 l'h\u00f4pital a \u00e9t\u00e9 plus facile que pr\u00e9vu. Elle a beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 les soins professionnels ainsi que le contact avec les nombreuses personnes. Elle attend maintenant la date de son op\u00e9ration. Il y a un an, lorsque le d\u00e9m\u00e9nagement au sein de l'immeuble de la Wasenstrasse \u00e9tait pr\u00e9vu, le passage dans une institution de soins avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9, explique Madame S., la belle-fille. Mais \u00e0 l'\u00e9poque, sa belle-m\u00e8re \u00e2g\u00e9e \u00e9tait en bien meilleure forme qu'aujourd'hui. Et il lui tenait alors \u00e0 c\u0153ur de pouvoir continuer \u00e0 vivre dans l'immeuble qui avait \u00e9t\u00e9 son domicile pendant presque toute sa vie. Dans un environnement familier, \u00e0 distance de marche du boucher, du boulanger et du coiffeur qu'elle fr\u00e9quentait depuis longtemps.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Enregistr\u00e9 en janvier 2016<\/em><\/strong><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La belle-fille et le fils sont tr\u00e8s reconnaissants que Madame S., \u00e2g\u00e9e, ait pu rester vivre dans l'immeuble Casanostra de la Wasenstrasse malgr\u00e9 les travaux de r\u00e9novation.<\/p>","protected":false},"author":12,"featured_media":233742,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"off","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[29],"tags":[],"class_list":["post-233754","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-portraits"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/staging.casanostra-biel.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/233754","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/staging.casanostra-biel.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/staging.casanostra-biel.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.casanostra-biel.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.casanostra-biel.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=233754"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/staging.casanostra-biel.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/233754\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.casanostra-biel.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/233742"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/staging.casanostra-biel.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=233754"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.casanostra-biel.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=233754"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/staging.casanostra-biel.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=233754"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}